Fiche sur La Nourrice

 

Le personnage de la Nourrice

 

Elle n’a que le nom de Nourrice, qui suffit à dévoiler sa fonction. Elle se rapproche de la mère et s’en différencie, étant à la fois celle qui a nourri Juliette, et celle qui lui sert de confidente. Juliette est aussi le substitut de sa propre fille qu’elle a perdu. Son affection pour son enfant est toute entière dans Juliette. Place sociale de la Nourrice assez complexe : elle est la servante de Juliette, mais joue aussi le rôle de sa mère (et l’appelle tantôt « Madame », tantôt « ma fille »), elle est au plus bas de la hiérarchie et est pourtant accompagnée d’un serviteur quand elle sort, à qui elle donne des ordres.

Elle fait avancer l’action, s’acquitte de ses tâches, alors même qu’elle pleure la mort de Tybalt, ou même si elle rechigne un peu (« je suis la bête de somme de vos plaisirs ») Elle prévoit aussi l’action, l’annonce par des propos apparemment anodins, à l’acte I. Prophéties sous-jacentes à ses paroles. ( ???)

Toujours une verve joyeuse. Personnage de comédie. Lors de la rencontre innatendue avec Mercutio, le neveu royal se joue d’elle, lui parlant comme à une mère maquerelle. Il va jusqu’à improviser une chanson, ressort de la comédie.

La nourrice est aussi un être pragmatique, qui cherche toujours les solution les plus simples : elle loue d’abord Paris, puis Roméo, puis enfin Paris. Forme d’inconstance ? Le dernier choix se fixe sur Paris, ce qui déclenche la rupture amicale avec Juliette. A partir de cet instant, les deux femmes ne seront plus complices. Mise à l’écart, sa parole se figera dans la lamentation. Jusqu’à la rencontre Tybalt/Roméo, elle gardait sa verve habituelle. Mais petit à petit, le personnage va prendre moins d’importance, jusqu’à ce qu’elle quitte la scène sur ces mots : « vous voyez, c’est une triste affaire ».

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