La Grande Alliance en 1945

 

La Grande Alliance en 1945 - corrigé composition

 

Fondée sur la réunion de tous les opposants aux forces de l’Axe, aux premiers rang desquels le RU, les EU et l’URSS, la Grande Alliance paraît en mesure de mettre fin au conflit et de jeter les bases d’un nouveau monde dès le début de l’année 1945. Tandis que l’Allemagne et le Japon jettent leurs dernières forces dans la bataille, Churchill, Roosevelt et Staline poursuivent des réunions tripartites, entamées dès 1943 à Téhéran, et proposent les bases d’un monde libre, plus juste et plus solidaire. Ils parviennent à l’emporter dès le 8 mai 1945 sur l’Allemagne et le 2 septembre 1945 sur le Japon. Dans un monde meurtri (plus de 50 millions de morts), traumatisé par la révélation de la Shoah et préoccupé par la reconstruction économique, sociale et politique, la Grande Alliance offre des raisons d’espérer. Le cap est maintenu dans le domaine de la reconstruction de la communauté internationale mais le réveil de divergences politiques nées de la situation sur le terrain, en Europe en particulier, rend difficile l’aboutissement de la paix avec les vaincus dès avant la fin de l’année 1945.

Dans quelle mesure la victoire de la Grande Alliance a-t-elle réveillé des antagonismes politiques et contrarié la paix dès 1945 ?

Unis pour vaincre les forces de l’Axe, la Grande Alliance prépare également les bases d’un nouvel ordre mondial dès Yalta en février 1945. Elle est fragilisée par les aspirations des principaux acteurs et l’évolution des rapports de force sur le terrain entre Yalta et Potsdam en juillet 1945. A mesure que la victoire se dessine, la Grande Alliance oscille en réalité entre défiance et coopération, ouvrant ainsi une nouvelle période des relations internationales.

 

1 – La Grande Alliance coopère pour finir la guerre et préparer la paix (Yalta, février 1945)

      A – Les dispositions pour l’Europe

      B – Les dispositions pour l’Asie

      C – Les dispositions pour un monde nouveau

2 – La Grande Alliance fragilisée par les aspirations des principaux acteurs (de Yalta à Potsdam)

      A – L’URSS et la volonté d’établir un glacis protecteur

      B – Le RU et ses craintes (/URSS ; /empire colonial ; /maintien de sa sécurité et de sa puissance)

C – Les EU et leur apparente position d’attente

3 – La Grande Alliance entre défiance et coopération (à partir de Potsdam)

A – Le raidissement des EU (Truman) face aux exigences et aux entreprises de l’URSS (/Japon ; /Pologne et Europe orientale ; /Allemagne) ; la mise en retrait du RU d’Attlee

      B – La mise en place des commissions intergouvernementales pour la paix avec les vaincus

      C – La mise en place de l’ONU et des commissions pour les procès

 

 

La victoire sur l’Allemagne en mai 1945 doit permettre la mise en œuvre des décisions prises à Yalta, mais le rapport de force établi sur le terrain et les appétits soviétiques pour construire un glacis protecteur et sortir de son isolement international tandis que les EU et le RU prétendent à une reconstruction libérale du monde, conduisent au réveil des antagonismes politiques. Libéralisme versus communisme même si les principaux acteurs coopèrent pour la mise en place de l’ONU ou la mise en œuvre des procès de Nuremberg. Un froid souffle sur les relations internationales après l’utilisation de la bombe atomique par les EU en août et la mise en place des commissions de paix où la nouvelle équipe de Truman (rôle de Byrnes) s’impose. Les bases d’un nouvel ordre mondial sont jetées d’autant plus que le RU, tout comme la France qu’il soutient, ou l’Allemagne vaincue n’ont plus assez de poids pour peser directement sur les affaires du monde, voire sont contestés jusque dans leurs empires coloniaux. Des leaderships et des zones d’influence se dessinent sans que les EU ou l’URSS ne prennent la responsabilité d’une crise ouverte. Pourtant, dès la fin de l’année 1945 la Grande Alliance a vécu.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site