Compromis et divergences dans la reconstruction du système international en 1945 (corrigé dissertation)

 

Compromis et divergences dans la reconstruction du système international en 1945 (corr. Composition)

 

Analyser le sujet et l’ordre des termes :

-          Compromis et divergences à accords et désaccords, négociations, marchandages, rapports de force, consensus ou volonté de ne pas briser la dynamique … parmi les membres de la Grande Alliance, c’est-à-dire les nations unies contre le fascisme depuis janvier 1942 (après l’appel des Britanniques et des Etasuniens – Charte de l’Atlantique juillet 1941)

-          dans la reconstruction à idée qu’il existait un système international avant le conflit : SDN, étalon-or, organisations internationales et accords… mais difficultés des années 1930, repli sur soi des Etats, échecs et montée des fascismes destructeurs et expansionnistes

-          du système international à création de structures nouvelles pour accorder les Etats en matière politique, économique, juridique… principes libéraux // objectifs de guerre de la Grande Alliance à ONU

-          en 1945 à durant l’année 1945, de janvier quand la guerre n’est pas finie mais que la victoire est proche pour la Grande Alliance à décembre quand les principes de réorganisation internationale sont adoptés mais achoppent sur le terrain

Problématique qui découle de l’analyse :

-          dans quelle mesure le nouvel ordre mondial proposé par les membres de la Grande Alliance est-il le fruit de principes et de réalités contradictoires, d’idéalisme et de limites, d’un fragile équilibre  qu’aucun des membres de la Grande Alliance n’entend rompre en 1945 ?

 

 

Introduction

            Après six années d’un conflit qui a particulièrement éprouvé les populations d’Europe et d’Asie (60 millions de morts) ainsi que celles du monde entier à travers la révélation de la barbarie nazie et du génocide perpétré contre les Juifs, les nations unies depuis janvier 1942 contre le fascisme n’ont d’autre objectif que de proposer un monde plus sûr et meilleur en 1945. Dès avant la fin du conflit des conférences internationales esquissent les contours d’une nouvelle organisation internationale puisqu’il y a consensus sur la faillite de la Société des Nations, créée en 1920 mais jugée incapable d’éviter le chacun pour soi et les agressions dans les années 1930 et au début des années 1940. La victoire promise à la Grande Alliance conduit alors à des négociations entre les principaux membres, EU, RU et URSS, des marchandages et des tensions mais aussi des compromis et des consensus qui aboutissent à la création de l’ONU ou l’organisation d’actions communes face aux vaincus sans aboutir pourtant à une paix immédiate et à une sortie rapide des difficultés vécues sur le terrain.

Dans quelle mesure le nouvel ordre mondial proposé par les membres de la Grande Alliance est-il le fruit de principes et de réalités contradictoires, d’idéalisme et de limites, d’un fragile équilibre  qu’aucun des membres de la Grande Alliance n’entend rompre en 1945 ?

La mise sur pied de l’ONU en juin 1945 masque en effet d’âpres négociations et quelques contradictions tout en proposant de nouvelles règles d’organisation internationale. Les principes posés, il s’avère aussi difficile de restaurer et de construire ensemble la paix en Europe comme en Asie en particulier.

 

NB : divergences et compromis sont soulignés à tous les niveaux du développement

 

1 – La mise sur pied d’une nouvelle organisation internationale pour la sécurité collective et la coopération : l’ONU

            A – Les négociations préalables actées à la conférence de Yalta

B – Les principes affichés le 25 juin 1945 à San Francisco et les contradictions éventuelles (égalité des membres, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et colonies…)

C – L’organisation d’ensemble, dont les organismes internationaux associés pour la régulation monétaire et économique, et l’acceptation du poids des EU

 

2 – Des principes à la réalité, de nombreuses tensions sur le terrain

A – Les tensions sur l’Allemagne et le sort des pays libérés en Europe (de Yalta à la fin de l’année) mais l’organisation commune du procès de Nuremberg et le maintien d’une action commune

            B – La tutelle des EU sur le Japon acceptée par la Grande Alliance après la démonstration atomique ?

            C – Les tensions en Europe et l’oubli des revendications des peuples colonisés

Conclusion

            Dès 1945 les structures et les contours d’une réorganisation internationale pour garantir ensemble le droit et la paix, pour proposer une coopération économique et défendre les libertés, sont posés. Il convient de disposer de temps pour mettre en route le nouvel ordre mondial à l’exemple de la première AG de l’ONU qui se tien à Londres en janvier 1946 et des organismes associés qui se mettent en place entre 1945 et 1947 tandis que les tensions croissent sur le terrain entre les EU et l’URSS en particulier, chacun revendiquant alors le leadership et proposant un modèle idéologique propre à redessiner le monde.

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