Théorie et expérience, une sous-partie après le cours sur raison et réel

 

 

Théorie et expérience

 

I) Analyse des notions

Une théorie est un ensemble de propositions organisées en système, visant à donner une représentation discursive et rationnelle (c’est à dire cohérente, non-contradictoire, et correspondant aux faits observés) d’un ensemble de phénomènes.

L’expérience, c’est la mise en relation du sujet avec le réel.

Il y a un lien entre théorie et expérience:

L’expérience du monde suggère qu’il existe des régularités que l’on fixe dans des propositions (« Le soleil se lève à l’Est chaque matin. » par exemple). C’est l’étape de l’induction : on passe de l’expérience et de la multiplicité des cas particuliers à la théorie et à l’unité de la règle générale ou de la loi universelle.

La théorie décrit donc l’expérience et cherche en elle des confirmations : c’est alors l’expérimentation. La théorie nous guide pour scruter le réel et pour déterminer de quelles expériences nous avons besoin pour la tester et provoquer au besoin les phénomènes que nous voulons connaître.

Le résultat de l’expérience infirme, ou au contraire n’infirme pas, notre hypothèse théorique : on revient donc de l’expérience à la théorie, soit pour corriger celle-ci, soit pour la considérer comme établie jusqu’à preuve du contraire et en tirer de nouvelles conséquences, La théorie suffisamment établie permet d’établir des déductions et des prévisions (par exemple, des calculs suivant la théorie de Newton permettent de prévoir le déplacement balistique d’un boulet de canon ou bien d’un satellite naturel ou artificiel).

Le mot grec theoria signifie « contemplation » : en ce sens, la théorie est une vision articulant le déploiement du réel dans sa présence et son évidence; mais le sens actuel ne correspond pas exactement à cette étymologie car, pour les Modernes, une théorie est plutôt un ensemble de propositions répondant aux exigences discursives de la raison qu’une vision. Ajoutons que les Modernes mathématisent autant que faire se peut leurs théories (notamment en sciences expérimentales), ce qui n’était pas le cas des Anciens, hormis pour les théories astronomiques (Aristote développe par exemple une physique et une biologie sans aucune mathématiques; les théories sont ici qualitatives et non quantitatives).

Le mot « expérience » vient, lui, du verbe latin expena, « essayer». Il est en rapport avec le grec empeireia, « expérience », qui a donné le mot « empirique ». Est empirique ou a posteriori ce qui a sa source dans l’expérience, ce qui vient de l’expérience.

La théorie s’oppose à la pratique : la théorie est censée être purement spéculative, abstraite, a priori, et la pratique, la mise en application de la théorie; mais il peut y avoir une pratique sans théorie, un savoir-faire non systématisé, qu’on appelle, justement, un savoir-faire « empirique » (c’est-à-dire tiré de l’expérience).

L’expérience s’oppose, dans un certain sens, à l’inexpérience, le fait de ne pas avoir beaucoup vécu et d’avoir une faible capacité de prévision. Le contraire radical de l’expérience, c’est l’autisme ou le solipsisme : la clôture du sujet sur lui-même, sans aucun rapport avec le monde extérieur (quoique l’on puisse aussi parler d’une expérience intérieure).

Il faut distinguer expérience et expérimentation, c’est à dire un sens passif de l’expérience (réception de données) et un sens actif (activité de production de données, obtenues par un travail sur le réel). L’expérimentation doit pouvoir mener à la répétition à volonté des phénomènes que, par elle, il s’agit de provoquer afin de les étudier. Une expérimentation non reproductible ne peut pas elle-même être assez vérifiée.

II) Dégagement des problèmes

A) Problèmes relatifs à la notion de théorie

a) Problème de la nature de la connaissance théorique

La connaissance théorique s’obtient-elle par contemplation, réception, accueil et imprégnation, mettant pour nous en évidence et en présence les choses du monde? Ou bien s’obtient-elle par provocation, capture volontaire, travail de dégagement, d’expérimentation et d’objectivation active des choses du monde?

Les Anciens concevaient la theoria comme compénétration du monde et de ses lois en quoi la nature se rendait disponible à leur observation. Cette conception présuppose une analogie et une harmonie de structure préétablie entre les choses du monde et la représentation que l’homme s’en fait une analogie de la phusis et du logos, les lois de la nature trouvant sans hiatus leur correspondant dans l’énoncé que l’homme peut en faire.

Pour la plupart, les Modernes pensent bien plutôt que cette correspondance n’est pas établie a priori mais doit être produite par l’homme dans un effort pour faire correspondre ses énoncés, ses discours, à la nature des choses.

Quelques Modernes, comme Nietzsche, pensent que les théories ne peuvent être que des interprétations du monde, lequel ne se livre que dans des interprétations. Ainsi, il est vain d’espérer trouver la théorie qui correspond exactement au monde, comme si ce dernier était extérieur aux catégories et au langage que nous employons pour en discourir. Il n’y a pas de faits ni un monde donné que nos théories devraient se charger de décrire. Il n’y a que des interprétations dans lesquelles le monde lui-même se produit et construit.

b) Problèmes liés à la valeur de la théorie

Une théorie peut-elle être définitive théorie a-t-elle de la valeur même si elle n’énonce aucune loi absolument universelle ? Il faut ici distinguer le général (qui vaut p, ou est-ce toujours une construction provisoire?

Une théorie a-t-elle pour fonction d’énoncer des règles générales et des modélisations utiles ou bien d’énoncer des lois universelles ? Une théorie a-t-elle de la valeur même si elle n’énonce aucune loi absolument universelle ? Il faut ici distinguer le général (qui vaut pour tous les êtres ou phénomènes particuliers relatifs à un même genre donné dans l’expérience) et l’universel (qui vaut partout, toujours, pour tous les êtres ou phénomènes, même en un temps et un lieu dont nous n’avons pas encore l’expérience).

La valeur d’une théorie doit-elle s’apprécier seulement à l’aune des certitudes plus ou moins durables qu’elle permet d’énoncer ou bien sa complexité, son élégance, son inventivité méthodologique sont-elles à prendre en compte, au-delà de son utilité et de son efficacité? Faut-il par exemple adopter des critères esthétiques pour évaluer une théorie?

c) Problème de savoir comment s’engendrent les théories scientifiques

Y a-t-il engendrement continu des théories scientifiques, par accumulation de nouvelles données, ou bien l’évolution théorique procède-t-elle par ruptures et discontinuités révolutionnaires dans les paradigmes de pensée ?

Par ailleurs, cette évolution répond-elle aux seules exigences internes de la connaissance ou bien aussi à des facteurs extérieurs d’ordre économique et social ?

Dans La structure des révolutions scientifiques, paru en 1962, le philosophe allemand Thomas Kuhn défend contre Karl Popper l’idée que les théories scientifiques ne sont pas rejetées dès qu’elles ont été réfutées, mais seulement quand elles ont pu être remplacées (ce remplacement supposant un accord entre les différentes communautés scientifiques, accord en partie dépendant de facteurs sociaux ou économiques). Kuhn développe ainsi un point de vue discontinuiste et externaliste, mettant en évidence le rôle des facteurs sociaux et non pas seulement cognitifs dans le développement des sciences (ce qui fait de lui un des précurseurs de la sociologie des sciences. (Cf. les ouvrages de Bruno Latour).

d) Problème de la fonction des théories

La théorisation répond-elle à une exigence de vérité ou bien à une exigence pratique d’efficacité?

 

B) Problèmes relatifs à la notion d’expérience

a) Problème de la possibilité de l’expérience

L’expérience est-elle vraiment possible? L ‘homme n’est-il pas enfermé dans sa conscience et en état de solipsisme permanent?

On pourra ici opposer les thèses de Descartes à celles des Phénoménologues pour Descartes, c’est l’existence d’un Dieu vérace qui seule peut nous assurer que le monde extérieur à nous existe réellement. (Cf. Méditations métaphysiques). Pour les Phénoménologues, la conscience est ouverture même du monde ou alors elle n’est tout simplement pas (Cf. Husserl : “Toute Conscience est conscience de quelque chose»).

b) Problème de savoir si l’expérience est donnée ou construite

Qu’est-ce qu’un « fait », qu’est-ce qu’une « donnée de l’expérience» ? Un fait, une donnée, sont-ils effectivement donnés ou bien, justement, comme le nom « fait» l’indique, fabriqués, construits ? L’expérience nous «donne»-t-elle quoi que ce soit ou bien est-ce nous qui allons chercher et sélectionner ce dont nous avons besoin pour nos théories ? L’expérience nous instruit-elle, ou est-ce la théorie qui informe l’expérience?

Si le sens commun distingue observation passive (sans instruments) et expérimentation active (avec instruments), Bachelard note que même l’observation est mue par des intentions, une motivation qui mobilise une vigilance active du sujet, l’emploi par ce dernier de techniques de distribution de son attention qui permettent de construire l’objectivation des perception. Ainsi l’observation n’est pas une contemplation où le sujet attend passivement d’être pénétré par les choses pour en recueillir les impressions. (Reste le problème de savoir si la contemplation elle- même ne suppose pas, pour être pratiquée, de se disposer activement à devenir passif...).

c) Problème de la valeur de l’expérience

Une expérience est-elle ou non en mesure de réellement réfuter une théorie ? Ce dilemme est appelé aussi “problème de l’existence d’une expérience cruciale».

En logique, en mathématiques et en sciences expérimentales on admet le syllogisme par Modus ponens (appelé aussi syllogisme par voie directe ou déduction)

Syllogisme par MODUS PONENS :             

Si A alors B, alors : 

si A,

alors B.

(ou, peut-être plus clairement : Si A à B, Or A, donc B)

En logique, dans certaines conditions, on peut aussi admettre le syllogisme par Modus tollens:

Syllogisme par MODUS TOLLENS :

Si A alors B,

Or (non)B,

Donc (non) A

C’est à cause de ce syllogisme, valable parfois en logique mais qui en sciences expérimentales ne permet pas de conclure nécessairement par non A, que les physiciens ont établi plusieurs théories de la valeur qu’il faut donner aux expériences.

La validité de ce syllogisme est en effet contestable en sciences expérimentales car le scientifique rencontre le problème suivant (manifeste dans la conclusion incertaine du syllogisme) :

Problème :      Si la théorie Test vraie, alors on doit constater le résultat expérimental R Or on ne constate pas du tout le résultat expérimental R

Donc : l’expérience a-t-elle été mal menée ? La théorie est-elle fausse ? Le savant est-il fou ?

Pour les empiristes — Bacon, Hume, Popper — je fais tous les matins l’expérience du soleil qui se lève à l’Est mais cela ne signifie pas que la loi « Tous les jours le soleil se lève à l’Est» est vraie. Cette loi est vraisemblable, jusqu’à preuve du contraire. On ne peut pas dire avec certitude qu’elle est vraie mais on pourra dire avec certitude qu’elle est fausse le jour où, le soleil ne se levant pas, elle sera réfutée (falsifiée dit Popper). Une unique expérience est suffisante pour réfuter une théorie. L’experimentum crucis (l’expérience cruciale) décide ainsi du sort de la théorie.

Pour les rationalistes (par exemple Pierre Duhem, La théorie physique), on tiendra pour vraie la loi « Tous les jours le soleil se lève » L’expérience selon laquelle il ne se lève pas un jour ne suffit pas à rendre caduque la loi. Elle aide seulement à expliciter les conditions théoriques sous lesquelles celle loi est vérifiée. -Il n’y a pas d’expérience cruciale. Une expérience ne peut réfuter une théorie. En revanche elle sert à l’améliorer.

C) Problèmes relatifs au lien entre théorie et expérience et à la possibilité de la connaissance

a) Problème de la possibilité de la connaissance

La connaissance du réel est-elle ou non possible ? Pourquoi l’ordre du connaître devrait-il coïncider avec l’ordre de l’être ? En vertu de quelle nécessité l’ordre logique devrait-il s’harmoniser avec l’ordre ontologique et les catégories du langage et de la pensée recouper exactement les catégories du réel?

Dans le Ménon de Platon se trouve un paradoxe fameux destiné à montrer que la connaissance est impossible. Elle est impossible car je ne peux pas rechercher et connaître un objet si j’en ignore absolument tout et d’autre part, si je n’ignore pas cet objet, il devient inutile de le chercher et vain de le connaître. C’est pour répondre à ce paradoxe soulevé par Ménon que Socrate développe alors la théorie de la réminiscence, destinée à montrer que la possibilité de connaître est une réalité car connaître, c’est reconnaître en son âme les réalités dont elle a jadis, avant notre naissance, eu l’idée. La redécouverte des Idées par la pensée assure à nouveau de la proximité retrouvée avec les réalités. La présence du réel s’éprouve dans et par les Idées, au point qu’on peut identifier les réalités et les Idées. C’est dans les Idées, en tant que celles-ci sont garantes de toute présence réelle, que notre pensée trouve les substances qui la nourrissent. Sensations, images et opinions, signifient au contraire une déperdition de cette proximité et de cette présence du réel que seules la pensée et la fréquentation des Idées peuvent apporter. L’idée n’est pas pour Platon une représentation psychologique qui n’existe que dans l’esprit du sujet et dont on peut se demander si elle a son correspondant dans une réalité extérieure à cet esprit. L’idée est la réalité même. Atteindre à l’Idée de quelque chose par la pensée, c’est atteindre à la réalité même de cette chose. Et c’est pour autant que nous nous sommes rendu présente par la pensée l’idée d’une chose que cette chose commence à avoir quelque réalité. Dans l’idée, le connaître rejoint l’être, le logique n’est plus disjoint de l’ontologique. “Etre et penser sont le même” (Parménide).

C’est dans le cadre général du problème de la possibilité de la connaissance que l’interrogation sur le lien entre théorie et expérience prend tout son sens et que se discernent ses enjeux.

La difficulté est alors plus précisément la suivante : si la théorie relève du discours et du langage, comment peut-elle être adéquate à l’expérience qui, elle, relève de situations et transformations réelles ? Le langage est de l’ordre du discours sur les choses. Le réel est l’ordre même des choses. Comment le langage peut-il donner lieu à une représentation juste du réel si langage et réalité ne sont pas du même ordre ? N’y a-t-il de théorie que disjointe de l’expérience ou bien existe-t-il toujours une correspondance (un isomorphisme, une identité de structure) entre langage et réalité ?

Si l’on note que la théorie n’est pas qu’un édifice langagier mais qu’elle doit répondre aussi aux exigences de la pensée rationnelle, le problème se complique encore car pourra-t-on trouver une théorie qui articule ses concepts dans l’ordre du discours et aussi dans l’ordre de la pensée exactement comme le réel s’articule dans ses éléments et ses événements ? Y a-t-il ou non identité d’articulation entre pensée, langage et réalité? Le langage pourrait trahir notre pensée du réel aussi bien que trahir le réel, c’est pourquoi la philosophie se présente depuis au moins Socrate comme une critique et l’exigence d’une clarification du langage” (Wittgenstein, Tractatus logico-philosophicus).

b) Problème de l’impossibilité relative de la connaissance

La connaissance est-elle impossible par certaines voies mais possible par d’autres ?

Qu’est-ce qui rend possible la connaissance (si toutefois la connaissance est possible)  ? La mise en forme théorique a priori ou bien la donation empirique (a posteriori) ?

Qu’est-ce qui vient en premier? La théorie ou l’expérience? Est-ce de l’expérience que l’on induit la théorie ? Ou bien faut-il déjà avoir une certaine théorie pour percevoir les objets de l’expérience?

Ici encore, empiristes et rationalistes s’opposent.

Pour les premiers la connaissance est rendue possible par l’expérience et la donation sensible.

Pour les seconds, la connaissance du réel est rendue possible par l’activité a priori de la raison.

Kant tranche la querelle en montrant dans la Critique de la raison pure que “si toute notre connaissance commence dans l’expérience, il ne s’ensuit pas qu’elle dérive toute de l’expérience” : les intuitions sensibles et sensations donnent sa matière à notre connaissance ; les concepts de l’entendement lui donnent sa forme.

c) Problème de l’induction

C’est là un autre aspect de la querelle qui oppose empiristes et rationalistes quant à la conception de la connaissance.

Pour les premiers, il est légitime d’induire de la multiplicité des cas particuliers observés empiriquement l’unité intelligible de la loi régissant tel phénomène. L’induction est l’opération qui permet la connaissance du réel.

Pour les seconds, la connaissance du réel n’est véritablement fondée que par la déduction. L’induction ne peut fonder aucune connaissance assurée car la connaissance d’une multiplicité de cas particuliers n’est en aucun cas la connaissance de tous les cas particuliers et ainsi n’atteint qu’à une connaissance d’une relative généralité mais jamais à une connaissance absolument universelle. La connaissance des phénomènes n’est possible que si ces phénomènes peuvent se déduire et prévoir à partir de lois universelles et nécessaires établies: avec certitude. De simples lois générales, obtenues inductivement à partir de l’observation d’un certain nombre de cas particuliers sont insuffisantes et, à vrai dire, ne méritent pas le nom de lois. (Cf. Kant, Seconde Préface de la Critique de la raison pure).

d) Problème de la valeur relative de la théorie et de l’expérience

Si l’on peut penser une succession d’interventions de l’expérience empirique et de la formalisation théorique dans les processus de connaissance, cela signifie-t-il qu’à cette succession doivent être liés un ordre de préséance et une différence de dignité ?

On a déjà vu (Cf. B) b) le problème de la valeur de l’expérience) que des épistémologies différentes se dessinent selon la valeur relative accordée à l’expérience et à la théorie. Ces épistémologies peuvent conduire à des variations importantes dans la méthodologie des sciences expérimentales. L’épistémologie empiriste privilégie l’expérience (notamment pour réfuter une théorie, au risque d’affaiblir la théorisation et la formalisation nécessaires des savoirs) alors que l’épistémologie rationaliste privilégie la théorie (au risque de développer des abstractions formalistes ne rendant plus compte de l’expérience et ne rencontrant plus les phénomènes).

IL ne faut pas oublier pourtant les très importants enjeux pratiques (sociaux, moraux et politiques) liés aux valeurs relatives accordées à la théorie et à l’expérience. La théorie a-t-elle davantage de valeur que l’expérience ou que la pratique ? Faut-il dévaloriser le travail empirique des expérimentateurs et survaloriser le travail abstrait des théoriciens ? Faut-il dévaloriser le travail manuel et survaloriser le travail intellectuel ? Faut-il mépriser l’artisanat (supposé incertain, tâtonnant et inefficace car coûteux en temps et essais) et louer seulement l’ingénierie ? Rappelons que la division du travail et les hiérarchies qui l’accompagnent dépendent en partie des réponses ici apportées.

e) Problème relatif à la distinction entre théorie et pratique

Y a-t-il ou non une différence de nature entre connaissance et action, entre théorie et pratique ?

La théorie est-elle un dispositif statique destiné à fixer dans une modélisation un état des savoirs et de la spéculation ou bien est-elle un processus dynamique, une théorisation, supposant l’activité constante d’un discernement, d’un jugement qui construit le monde en même temps que les représentations qu’il s’en donne ?

 

 

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